60 grammes de riz cru par personne : c’est le repère qui revient le plus souvent, et il fonctionne pour un accompagnement classique. Mais dès que le contexte change (salade composée, plat principal, gros appétit à table), ce chiffre unique ne suffit plus. Voici les grammages à retenir selon l’usage, les équivalences pour doser sans balance, et les réglages de cuisson qui font la différence entre un riz réussi et un riz qui colle au fond de la casserole.
Quelle quantité de riz par personne selon le repas ?
La dose de riz cru ne se calcule pas de la même façon selon que le riz accompagne un plat, qu’il en est l’élément central, ou qu’il finit en salade froide. Les repères ci-dessous couvrent les cas les plus fréquents.
Calculateur de riz
Riz en accompagnement
Pour un accompagnement classique, à côté d’une viande, d’un poisson ou de légumes, comptez entre 50 et 60 g de riz cru par personne. C’est la portion la plus citée, car elle correspond à un rôle secondaire dans l’assiette : le riz complète le plat sans en devenir l’élément principal. Une fois cuit, cette quantité double quasiment de volume, ce qui donne une portion visuellement généreuse sans excès.
Riz en plat principal
Quand le riz devient l’ingrédient central du repas (riz cantonais garni, riz pilaf servi avec peu d’accompagnement, bol de riz complet), la portion grimpe logiquement. Comptez 80 à 100 g de riz cru par personne dans ce cas, pour un plat qui rassasie sans nécessiter de rab. Pour un repas plus léger mais où le riz reste central, 40 à 50 g par personne peuvent suffire, notamment si le plat est complété par des protéines ou des légumes en quantité.
Riz en salade ou plat composé
Dans une salade de riz, une macédoine ou un taboulé à base de riz, la portion redescend nettement : 25 à 30 g de riz cru par personne suffisent généralement, car le riz partage l’assiette avec des crudités, des légumineuses ou des protéines froides. C’est la portion la plus économe des trois usages, à garder en tête pour les repas d’été ou les buffets.
Comment doser le riz sans balance ?
Tout le monde n’a pas de balance de cuisine à portée de main, et ce n’est pas nécessaire pour doser correctement. Deux méthodes simples permettent une estimation fiable.

Avec un verre
Un verre standard (type verre à moutarde ou verre de cantine, environ 20 cl) contient à peu près 160 g de riz cru rempli à ras bord. Un demi-verre correspond donc à environ 80 g, ce qui colle presque exactement à une portion généreuse de plat principal. Pour un accompagnement classique, comptez un peu plus d’un tiers de verre par personne.
Avec une cuillère à soupe
Une cuillère à soupe rase de riz cru pèse environ 15 g. Pour arriver à une portion d’accompagnement de 50 à 60 g, comptez donc 3 à 4 cuillères à soupe par personne. Cette méthode est particulièrement pratique pour ajuster finement une recette pour un nombre impair de convives, ou pour doser une petite quantité sans sortir le verre mesureur.
Quelle quantité d’eau pour la cuisson ?
Le dosage du riz ne s’arrête pas à la portion sèche : la quantité d’eau conditionne directement la texture finale. La règle la plus fiable, et la plus reprise, reste 1 volume de riz pour 2 volumes d’eau. Concrètement, pour 160 g de riz (un verre), comptez deux verres d’eau, soit environ 40 cl.

Cette proportion s’explique par ce qui se passe réellement dans la casserole : le riz absorbe l’eau au fur et à mesure de la cuisson, et c’est cette absorption qui le fait gonfler. Un excès d’eau donne un riz détrempé et pâteux, un manque d’eau laisse des grains encore croquants au centre. Si vous cuisez à découvert, surveillez le niveau et n’hésitez pas à rajouter un peu d’eau chaude en cours de cuisson plutôt que d’en mettre trop dès le départ.
Il existe un repère simple pour vérifier que le dosage est le bon : si l’eau frémit doucement autour des grains, sans jamais former de vagues franches, la cuisson avance de façon régulière. À l’inverse, une ébullition trop vive brasse le riz, libère l’amidon trop vite et casse cette régularité : c’est souvent à ce moment-là que le fond commence à accrocher. Baisser le feu dès les premiers frémissements, plutôt qu’après, préserve une chaleur homogène et évite de devoir corriger la cuisson en urgence.
Le dosage change-t-il selon le type de riz ?
Tous les riz ne se comportent pas de la même façon face à l’eau, ce qui influence à la fois le dosage et la texture obtenue.
Riz blanc, basmati et riz brun
Le riz blanc standard suit sans difficulté la règle des 50 à 60 g par personne et du ratio 1 volume pour 2 volumes d’eau. Le riz basmati, plus fin et plus léger une fois cuit, peut se doser à l’identique en grammes, mais gonfle davantage en longueur : le rendu visuel dans l’assiette paraît plus généreux à poids égal. Le riz brun (complet), plus riche en fibres, demande un temps de cuisson plus long et absorbe l’eau plus lentement ; il est courant de prévoir un peu plus d’eau ou un temps de trempage préalable pour éviter un cœur encore ferme en fin de cuisson.
Riz pilaf et riz cantonais
Pour un riz pilaf, la cuisson démarre souvent par un léger nacrage à l’huile avant l’ajout du liquide, ce qui limite l’absorption d’amidon en surface et donne des grains bien séparés. Le dosage en riz cru reste proche de celui d’un accompagnement classique, mais la texture obtenue est plus aérée. Le riz cantonais, lui, part généralement d’un riz déjà cuit et refroidi (souvent la veille), sauté avec légumes et œufs : il faut donc calculer la portion de riz cru en amont, sur la base d’un plat principal, avant de la faire refroidir puis sauter.
Astuces pour réussir la cuisson et éviter un riz collant
Une fois le dosage réglé, quelques gestes simples sécurisent le résultat final.
Rincer le riz à l’eau froide avant cuisson retire une partie de l’amidon présent à la surface des grains, ce qui limite le côté collant, surtout pour le riz blanc classique ou le riz à sushi. Ce rinçage n’est pas indispensable pour un riz pilaf où l’amidon en surface aide justement à lier légèrement le plat, mais il devient utile dès que vous cherchez des grains bien séparés.
Le repos hors du feu, une fois la cuisson terminée, améliore nettement la texture : laissez la casserole couverte, hors de la source de chaleur, pendant environ 5 minutes avant de servir. Ce temps permet à la vapeur résiduelle de finir d’humidifier les grains de façon homogène, sans les détremper davantage, et facilite l’égrainage à la fourchette.
Si vous utilisez un cuiseur à riz, fiez-vous au verre doseur fourni avec l’appareil plutôt qu’à un verre classique : les graduations sont calibrées pour le programme de cuisson de l’appareil, et mélanger les repères peut fausser le ratio eau/riz. Respecter la notice évite les deux écueils les plus fréquents avec ce type d’appareil : un riz encore ferme faute d’eau suffisante, ou un fond de casserole détrempé par excès de liquide.







